dimanche 30 novembre 2008

Les tops, c'est top

Ce titre est tellement nul que je le trouve drôle. Bref... Parce qu'il faut quand même le dire, que les tops, c'est vraiment top. Et le mois de décembre y est tellement propice. La Fnac a sorti son top 1000 des albums dans un livre que vous pouvez acheter à 20 euros. D'autres magazines se sont également lancés dans la confections de tops trop top, comme nous l'annonce nos amis de Fluctuat.net.

Et bien, vous savez quoi, moi aussi, je vais vous faire des tops pour cette fin d'année. Logiquement, des tops sur 2008. Mais comme j'ai toujours beaucoup de retard, il y aura aussi des morceaux qui sont sortis en 2007. Ou bien avant. Mais je vous le promets, ça sera top.

samedi 29 novembre 2008

[Cover]Jeronimo Vs David Bowie

J'avais envie de parler, mais je ne savais pas trop de quoi. Alors, pourquoi pas de notre ami David Bowie et de la reprise de la chanson "I'm Afraid of Americans" par le compatriote Jeronimo.

Alors que Bowie et Jeronimo sont clairement de génération complètement différente, peu de temps sépare l'original de la reprise de cette chanson. C'est sur l'album de Bowie Earthling que paraît "I'm Afraid Of American" en 1997. Ce sera le premier maxi tiré de cet album qui inclut de manière très présente de la batterie électronique, des vocoders et dans l'ensemble énormément d'effets électroniques. Cela donne un titre très sombre et aggressif, très travaillé en terme de sonorités, peut-être même un peu surchargé dans les arrangements. Mais la voix de David Bowie témoigne d'un tel engagement dans ce morceau qu'on peut difficilement y rester insensible



A côté de cela, le chanteur belge Jeronimo aurait pu faire bien pâle figure. Il est en effet plus connus pour ses titres à l'humour doux-amer souvent plus déclamés que chantés. Quand on sait en plus que le liégeois a traduit et adapté le texte de Bowie et chante le titre en français, on pouvait craindre le pire. Et pourtant, c'est toute guitare dehors et riffs lourds que Jeronimo nous livre son titre le plus engagé sans doute de son premier album "Un Monde Sans Moi". Sans singer Bowie, il délaisse les arrangements électroniques et se contente de guitares et d'un chouya de vocoder. Il n'abandonne pas son ton détaché, ce qui donne finalement une tout autre saveur au texte "Johnny voudrait un cerveau, Johnny voudrait un coca, Johnny voudrait une fille, Johnny voudrait des blagues". Sans doute un de mes titres préférés du premier album de ce belge qui vaut le peine d'être écouté. D'ailleurs, si le titre vous plait, n'hésitez pas à vous intéresser au troisième opus qui vient de sortir et qui a reçu de bonnes critiques (il n'est pas encore tombé entre mes oreilles, mais cela ne saurait tarder !)

dimanche 9 novembre 2008

Un soir, un concert : les belges branchés

Et donc, après le concert assez réussi de Why? la veille, me revoilà en route, le lendemain, avec deux amis cette fois-là, pour voir le concert de "présentation du nouvel album" de Soldout.

Si vous n'êtes pas belge, vous n'avez sans doute jamais entendu parler de ce duo prétendument électro. Si vous êtes originaire de notre plat pays, vous n'avez pas pu passer à côté du titre-carton I Don't Want To Have Sex With You qui a bien fonctionné dans tous les festivals il y a deux-trois ans. Il faut dire que cet électro qu'on sent issue directement du rock a mis tout le monde d'accord chez nous : des fans de rock ont accepté l'idée qu'on pouvait faire de la chouette musique sans guitares ni batteries, juste avec des claviers et des sampleurs.

Reste qu'on attendait une suite à l'album Stop Talking. Il a fallu longtemps, beaucoup de dates annoncées puis reportées pour arriver à ce The Cuts. Et si on avait encore des doutes, il ne faut plus se leurrer : Soldout est bien un groupe pop-rock. Simplement, il joue leur musique avec des instruments électroniques. Le concert à la Rotonde de ce jeudi l'a bien montré, l'écoute de leur album me le confirme.

Mais revenons à la soirée, c'est pour ça qu'on est là, je crois... Le concert est soldout, bien sûr, et il n'y aura pas de première partie. Le groupe se permet donc une demi-heure de retard, le temps de laisser à ceux qui arrive toujours en retard de ne pas manquer les premiers sons de claviers. Ils sont toujours aussi mignons tous les deux. L'ouverture du concert, qui est aussi l'ouverture de leur second album, The Call, le montre bien, Soldout n'a plus pour seule ambition de porter le public d'une salle en ébullition.

Soyons clair, le duo nous en met toujours plein les oreilles et joue toujours le jeu de l'électro qui claque. Que ce soit sur leurs titres les plus réussis du premier album comme I Can't Wait, You're Different, For Your Next Girlfriend et évidemment I Don't Want To Have Sex With You, surtout pour la montée toute en acide qui précède le morceau en live. Ou sur les morceaux tout récents comme The Box ou Come On. Ce dernier morceau est d'ailleurs symptomatique de ce qu'est en réalité Soldout. La deuxième partie du morceau, sur une piste différente du CD, est plus éloignée du rentre dedans de la première partie et est, selon moi, bien plus réussie. Soldout est capable de faire autre chose que leurs beats très secs et aggressifs pour faire danser, ils peuvent aussi installer des ambiances.

Mais c'est peut-être une ambition qu'ils n'osent ou ne veulent pas revendiquer. Néanmoins, quand Charlotte (la chanteuse) s'est quasiment excusée d'avoir joué deux morceaux moins dansants, j'avais envie de lui répondre : "Ne t'en fais pas, on est prêt à écouter autre chose". Bon, c'est vrai qu'il faut encore que le groupe trouve ses marques en live pour certains morceaux du nouvel album qui sonnent un peu vides par moments, c'est certain que la Rotonde n'est pas une salle idéale pour le genre de musique qui s'accomode bien mieux des endroits moins intimistes où les gens ont plus de libertés pour se lâcher, mais il n'empêche que j'ai été très content de revoir ce duo qui m'a apporté de tout grands moments musicaux et qui continuera à m'en apporter, même si ces moments seront, à n'en pas douter, différents de ce qu'ils ont déjà pu offrir.

samedi 8 novembre 2008

Un soir, un concert : les américains indépendants

Vous l'avez peut-être su, mais cette fin de semaine fut pour moi l'occasion d'assister à trois concerts trois soirs de suite. Pas le temps d'écrire au fur et à mesure du temps qui passe, trop vite, mais bon, on va tenter de rattraper le coup. En commençant par le début, le concert de ce mercredi 5 novembre, Why? et Volcano.

Cela faisait longtemps que je n'avais plus assisté à un petit concert sans trop savoir ce que j'allais voir. Infadels le mois précédent m'avait laissé une impression mitigée dans la grande salle du Botanique, et c'est donc avec plaisir que je retrouvais la célèbre Rotonde du Botanique, ses 150 places quand c'est bien tassé et son acoustique excellente.

Dommage, ça a mal commencé... Volcano, dont j'avais écouté trente secondes avant d'aller au concert, ne m'a pas du tout plu. La faute à la voix du chanteur, sans doute, dans le style plaintif à la Muse, ce qui a le don de m'exaspérer très vite. Et puis, même si le batteur était assez impressionant, le trio originaire de l'Illinois m'a semblé assez brouillon dans ses compositions. il ne suffit pas, pour faire quelque chose qui se rapproche du post-rock, d'assembler des claviers lumineux avec des guitares saturées allant vers toujours plus de bruits, il faut aussi une progression mélodique, une inventivité. Je ne suis déjà pas client de ce style, à la base, mais là, c'était juste très plat et bruyant.

Je pense que je n'étais pas le seul à penser cela. Et même si le public de la Rotonde est généralement assez froid et attentif, ici, il m'a semblé que les applaudissements étaient particulièrement polis et peu enjoués. Bref, on oublie ça et on passe au gros morceau.

Why? ne dit pas nécessairement grand chose à beaucoup, et pourtant la tête pensante derrière ce projet est un des américains des plus influents sur la scène indépendante. Il est derrières des projets tel que le regretté cLOUDDEAD avec mon ami Doseone et est un membre actif du collectif et label hip-hop (mais pas seulement) expérimental Anticon, sur lequel Why? est justement hébergé.

Why?, justement, c'est plus du pas seulement que du hip-hop. Il y a des influences notamment par certains passages en rap, mais la musique est résolument instrumentale et mélodique, mélangeant des éléments du rock et du folk, sans sacrifier la bonne mélodie pop par moment. Bref, relativement OSNI (Objet Sonore Non Identifié).

Sur scène aussi, c'est particulier. Evidemment, ils ont tout les signes des américains indépendants : pleins de poils, des lunettes à grosses montures, des t-shirt de geek et un humour froidement décalé. Mais ça marche. Après un début fort au xylophone, instrument dont je n'aime pas trop la sonorité, et une excellente ouverture sur le morceau Waterfalls, le groupe navigue avec habilité entre folk et hip-hop, pop et rock, toujours déroutant, mais sans être innaccessible. Avec une présence sur scène et ce leader chantant et jouant de quelque caisses comme un pantin désarticulé. Un concert qui convenait parfaitement à la salle, ne nécessitant pas beaucoup d'excitation, mais une bonne qualité sonore.

J'en suis sorti dérouté, mais cela avait chassé la mauvaise humeur qui me hantait depuis une semaine. Comme quoi, perdre ses repères, ça fait du bien, de temps en temps...